Motard sur la Route des Grandes Alpes au col de l’Iseran avec lacets alpins et panorama montagne spectaculaire.

Route des Grandes Alpes à moto : réussir l’itinéraire mythique

La Route des Grandes Alpes relie Thonon-les-Bains (lac Léman) à Menton (Méditerranée) sur 720 km à travers les cols alpins les plus spectaculaires de France. Ce road trip moto légendaire se parcourt en 4 à 8 jours selon le rythme choisi, avec une meilleure période de juin à septembre lorsque tous les cols sont ouverts. Ce guide fournit l’itinéraire détaillé, les étapes conseillées, la liste des cols incontournables, les traces GPX à télécharger et les checklists pratiques pour préparer votre départ.

  • Distance totale : 720 km d’itinéraire officiel, extensible à 900 km avec variantes
  • Dénivelé cumulé : environ 17 000 mètres de montées sur la version intégrale
  • Meilleure période : mi-juin à fin septembre pour garantir l’ouverture de tous les cols majeurs
  • Cols mythiques : Iseran (2 764 m), Galibier (2 642 m), Bonette (2 802 m), Izoard (2 361 m)
  • Formules d’étapes : 4 jours sportif (180 km/jour), 6 jours équilibré (120 km/jour), 8 jours découverte (90 km/jour)

Tracé de l’itinéraire officiel nord-sud

Le parcours canonique suit un axe sud depuis le lac Léman jusqu’à la Côte d’Azur, en enchaînant les massifs du Chablais, du Beaufortain, de la Maurienne, du Queyras et du Mercantour. Chaque journée propose une succession de montées et descentes techniques avec des points de vue sur les sommets de 3 000 à 4 000 mètres.

Départ : Thonon-les-Bains
Point de départ historique au bord du lac Léman, altitude 375 m. La route s’élève immédiatement vers le col de la Colombière (1 613 m) puis le col des Aravis (1 486 m), offrant une mise en jambe progressive avant les géants de Savoie.

Tronçon 1 : Thonon à Bourg-Saint-Maurice (environ 160 km)
Cols du jour : Colombière, Aravis, Saisies (1 650 m), Cormet de Roselend (1 968 m). Le Cormet de Roselend marque la première étape alpine sérieuse avec ses lacets serrés et son lac suspendu aux eaux turquoise. Variante possible par le col de la Madeleine (2 000 m) au lieu du Cormet, ajoutant 20 km mais offrant un tracé plus fluide.

Tronçon 2 : Bourg-Saint-Maurice à Modane (environ 140 km)
Cols majeurs : Iseran (2 764 m, plus haut col routier de France), Télégraphe (1 566 m), Galibier (2 642 m). L’Iseran constitue le point culminant absolu de l’itinéraire, souvent balayé par le vent même en été. Le Galibier, avec son tunnel et sa piste sommitale, demande vigilance sur les gravillons au-dessus de 2 500 m.

Tronçon 3 : Modane à Guillestre (environ 180 km)
Cols du jour : Croix de Fer (2 067 m), Lautaret (2 058 m), Izoard (2 361 m). L’Izoard traverse la Casse Déserte, paysage lunaire de roches ocre et de colonnes géologiques où la moto paraît minuscule. Ce col exige concentration : revêtement irrégulier et virages aveugles sur le versant Briançon.

Tronçon 4 : Guillestre à Saint-Étienne-de-Tinée (environ 120 km)
Cols majeurs : Vars (2 109 m), Cayolle (2 326 m) ou Restefond-La Bonette (2 802 m, col le plus haut d’Europe). La Bonette impose un détour de 30 km mais récompense par des panoramas à 360° sur le Mercantour. Route large et technique, attention aux rafales au sommet.

Arrivée : Menton (0 m d’altitude)
Descente finale par le col de la Couillole (1 678 m) puis le col Saint-Martin (1 500 m) jusqu’à la Méditerranée. Contraste saisissant entre l’univers alpin et les palmiers de la Riviera.

Variantes possibles :

  • Col de la Madeleine (2 000 m) en remplacement du Cormet de Roselend pour éviter les travaux éventuels
  • Col d’Allos (2 250 m) au lieu de Cayolle, tracé plus roulant mais moins spectaculaire
  • Sens inverse (sud-nord) : départ Menton, arrivée Thonon. Avantage : attaquer les cols difficiles en montée plutôt qu’en descente, meilleur contrôle. Inconvénient : perdre l’effet psychologique de « terminer à la mer ».

Les cols emblématiques : caractéristiques et conseils

Col de l’Iseran (2 764 m)

Point culminant de la route des grandes alpes moto, l’Iseran ouvre généralement fin juin et ferme mi-octobre selon enneigement. Le versant nord depuis Bourg-Saint-Maurice s’étend sur 47 km avec 1 870 m de dénivelé positif. Rythme soutenu recommandé : les températures chutent brutalement au-dessus de 2 500 m (compter 10°C de moins qu’en vallée).

Pièges à éviter : brouillard fréquent en fin de matinée, gravillons sur les derniers lacets, marmottes traversant la chaussée. Faire le plein à Bourg-Saint-Maurice, pas de station-service au sommet. Prévoir couche thermique et coupe-vent même en juillet.

Col du Galibier (2 642 m)

Accessible par deux versants : Valloire (18 km) ou Saint-Michel-de-Maurienne via le Télégraphe (34 km cumulés). Le Télégraphe sert de mise en jambe avant l’ascension finale du Galibier depuis Valloire. Revêtement refait en 2023 sur le versant sud, excellent grip. Versant nord plus dégradé, nids-de-poule après fonte des neiges.

Vigilance : cyclistes très présents en été (groupes de 20-30 personnes), dépassements risqués dans les virages en épingle. Doubler uniquement en ligne droite avec visibilité totale. Le tunnel du sommet (230 m) reste frais même en plein été, anticiper la condensation sur la visière.

Col d’Izoard (2 361 m)

Versant Briançon : 20 km à 6 % de pente moyenne, régulier. Versant Guillestre : 15 km à 7 %, plus raide et technique. La Casse Déserte (entre 2 100 et 2 300 m) offre un décor unique de cheminées de fée et d’éboulis. Surface parfois sableuse après orages, réduire vitesse dans les courbes.

Astuce motard : partir tôt le matin (avant 9h) pour profiter d’une lumière rasante sublimant les reliefs ocre et éviter l’afflux touristique de 10h-16h. Stationnement limité au sommet, ne pas bloquer les virages pour les photos.

Col de Vars (2 109 m)

Passage obligé entre Embrun et Saint-Paul-sur-Ubaye, tracé fluide et large. Moins technique que l’Izoard, parfait pour récupérer après une étape exigeante. Longues portions rectilignes permettant de maintenir un rythme soutenu. Restaurant et boutique au sommet (Refuge Napoléon).

Col de la Bonette-Restefond (2 802 m)

Officiellement le col routier le plus haut d’Europe (le sommet réel est à 2 715 m, la boucle sommitale monte à 2 802 m). Ascension de 26 km depuis Jausiers, pente douce (5 % de moyenne) mais longue, demandant endurance. Panorama exceptionnel sur les lacs d’altitude et le parc national du Mercantour.

Point de vigilance : exposition maximale au vent et aux intempéries. Conditions météo changeantes en 15 minutes, toujours avoir une veste imperméable accessible. Descente vers Saint-Étienne-de-Tinée techniquement exigeante, 20 km de lacets serrés sollicitant freins et concentration.

Meilleure période et gestion des cols fermés

La route des grandes alpes moto est théoriquement praticable de mai à octobre, mais seule la fenêtre juin-septembre garantit l’ouverture de tous les cols majeurs. Les dates d’ouverture varient chaque année selon l’enneigement hivernal et les conditions de déneigement.

Calendrier indicatif d’ouverture :

  • Col de l’Iseran : mi-juin à mi-octobre (plus haut col, dernier à ouvrir)
  • Col du Galibier : début juin à début novembre (tunnel ouvert toute l’année en cas de fermeture du sommet)
  • Col de la Bonette : mi-juin à fin octobre
  • Autres cols (Aravis, Vars, Izoard, Cayolle) : mai à novembre sauf conditions exceptionnelles

Consulter l’état d’ouverture : le site inforoute.hautes-alpes.fr centralise les informations en temps réel pour les Hautes-Alpes. Pour la Savoie, savoie.fr rubrique routes. Appeler les Centres d’Information Routière (CIR) locaux 48h avant départ pour confirmer.

Plan B en cas de col fermé :

  • Iseran fermé : contourner par le col du Petit-Saint-Bernard (2 188 m) côté Italie ou rebrousser chemin
  • Galibier fermé : tunnel du Galibier ouvert toute l’année, perd le panorama mais maintient la continuité
  • Bonette fermée : col d’Allos en alternative (2 250 m), ajoute 40 km mais reste dans l’esprit Grandes Alpes
  • Cayolle fermé : passer par le col de la Cayolle (2 326 m) ou descendre à Barcelonnette puis remonter

Météo alpine : consulter Météo France rubrique montagne 24h avant chaque étape. Orages fréquents l’après-midi en juillet-août, partir avant 8h et terminer les cols avant 15h limite les risques. Brouillard matinal possible en juin, se dissipant vers 10h. Septembre offre souvent les meilleures conditions : peu de touristes, météo stable, températures agréables (15-20°C en vallée).

Trois formules d’étapes selon votre rythme

FormatProfil motardKm/jour moyenPoints de vigilance
4 jours sportifPilote confirmé, moto sportive, autonome180 kmFatigue cumulative, peu de marge pour imprévus, réservations indispensables haute saison
6 jours équilibréTout profil, moto touring ou trail120 kmBon compromis temps/plaisir, pauses photos possibles, budget hébergement modéré
8 jours découverteDébutant cols, duo, moto custom90 kmRythme confortable, visites villages, flexibilité météo, budget hébergement élevé

Option 4 jours : tempo soutenu

Jour 1 : Thonon – Bourg-Saint-Maurice (160 km, 4h30 de conduite pure)
Cols : Colombière, Aravis, Saisies, Cormet de Roselend. Départ 7h conseillé, arrivée 14h, repos après-midi.

Jour 2 : Bourg-Saint-Maurice – Briançon (180 km, 5h)
Cols : Iseran, Télégraphe, Galibier. Journée la plus exigeante physiquement et techniquement. Nuit à Briançon (2e ville la plus haute d’Europe, 1 326 m).

Jour 3 : Briançon – Guillestre – Barcelonnette (200 km, 5h30)
Cols : Izoard, Vars, Cayolle. Enchaînement intense, prévoir ravitaillement à Guillestre.

Jour 4 : Barcelonnette – Menton (180 km, 5h)
Cols : Bonette (ou Allos), Couillole, Saint-Martin. Terminer par descente sur Nice et Menton.

Contraintes : peu de flexibilité météo, réservations obligatoires en hôtel (juillet-août), condition physique solide requise. Budget serré possible (4 nuits au lieu de 6-8).

Option 6 jours : équilibre idéal

Jour 1 : Thonon – Beaufort (110 km)
Cols : Colombière, Aravis, Saisies. Installation tranquille, découverte du Beaufortain.

Jour 2 : Beaufort – Val d’Isère (130 km)
Cols : Cormet de Roselend, montée Iseran versant nord jusqu’à Val d’Isère. Nuit en station, confort maximal.

Jour 3 : Val d’Isère – Valloire (120 km)
Fin montée Iseran, descente Maurienne, col du Télégraphe. Repos vallée, muscles en récupération.

Jour 4 : Valloire – Briançon (100 km)
Galibier, Lautaret, Izoard. Journée technique mais courte, temps pour visiter Briançon (Vauban, vieille ville).

Jour 5 : Briançon – Saint-Étienne-de-Tinée (140 km)
Vars, Bonette. Sommet absolu de la route des grandes alpes moto.

Jour 6 : Saint-Étienne-de-Tinée – Menton (120 km)
Couillole, descente Côte d’Azur. Arrivée en fin de matinée, après-midi plage.

Avantages : marge de manœuvre météo (possibilité de décaler une étape), étapes de 100-140 km digestes, budget maîtrisé (6 nuits).

Option 8 jours : découverte approfondie

Reprendre le schéma 6 jours en ajoutant deux journées de repos stratégiques : une à Briançon (jour 5 libre pour visiter Serre-Chevalier, col du Lautaret sans bagages), une à Barcelonnette (jour 7, ville thermale, visite distilleries). Permet également d’intégrer des variantes (col de la Madeleine, Allos) et de s’adapter aux fermetures temporaires ou intempéries.

Utiliser les traces GPX pour naviguer sereinement

La trace GPX officielle de la route des grandes alpes moto est disponible gratuitement sur routedesgrandesalpes.com (fichier .gpx à télécharger). Cette trace contient les points d’étape, les cols, les restaurants et hébergements référencés par l’association officielle.

Préparer votre GPS ou smartphone :

  • GPS moto (TomTom Rider, Garmin Zümo) : importer le fichier .gpx via USB ou Bluetooth depuis l’ordinateur, créer un nouveau itinéraire « Grandes Alpes 2026 »
  • Application mobile (Calimoto, Scenic, Kurviger, Google Maps) : importer le .gpx dans l’app, télécharger les cartes offline pour éviter les zones blanches (Mercantour, haute Maurienne)
  • Vérifier la capacité de stockage : une trace de 720 km avec variantes pèse environ 2 Mo, mais les cartes offline peuvent atteindre 500 Mo par région

Mode offline obligatoire : la couverture 4G/5G est aléatoire au-dessus de 2 000 m. Télécharger l’intégralité des cartes Alpes (Savoie, Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes) avant de partir. Applications recommandées : OsmAnd (cartes OpenStreetMap gratuites, fonctionnement 100 % offline), Maps.me (interface simple, poids léger).

Segmenter la trace : diviser le parcours en 4-6-8 segments selon votre formule d’étapes facilite la navigation quotidienne. Exporter chaque journée en fichier séparé (Jour1_Thonon-Bourg.gpx, etc.) réduit le risque d’erreur de routage et allège l’affichage GPS.

Backup papier : imprimer le tracé général avec noms de cols et distances (format A4 plié dans poche intérieure veste) sauve la journée en cas de panne électronique, batterie GPS vide ou chute écran cassé.

Checklists essentielles avant le départ

Équipement motard haute montagne

Protection froid et pluie :

  • Sous-vêtements thermiques (haut + bas) : température descend à 5-10°C au sommet des cols même en juillet
  • Veste et pantalon moto avec membrane imperméable (Gore-Tex ou équivalent), doublure thermique amovible
  • Gants intermédiaires ou chauffants : gants été deviennent inutilisables au-dessus de 2 200 m
  • Tour de cou coupe-vent, sous-casque thermique si casque jet ou modulable
  • Sur-pantalon pluie léger (200g) dans top-case, enfilable en 30 secondes lors d’averse surprise

Protections corporelles :

  • Dorsale CE niveau 2 si veste sans protection dorsale intégrée
  • Genouillères et coudières (impacts latéraux fréquents sur routes sinueuses)
  • Bottes montantes étanches avec semelle crantée (marche sur gravillons, stationnements en pente)

Accessoires indispensables :

  • Lunettes de soleil ou écran solaire (réverbération neige résiduelle éblouit même en été)
  • Crème solaire indice 50 (rayonnement UV 30 % supérieur à 2 500 m)
  • Bouchons d’oreille (réduire fatigue auditive sur 5-6h de conduite quotidienne)

Vérifications mécaniques avant départ

Contrôles obligatoires 48h avant :

  • Pression pneus à froid : ajouter +0,2 bar à la pression constructeur pour compenser montées en température répétées
  • Usure pneus : minimum 3 mm de gomme restante, idéalement 5 mm (adhérence cruciale sur routes froides et humides)
  • Plaquettes de frein : épaisseur mini 3 mm, remplacer si 2 mm (freinage intensif en descente use rapidement)
  • Niveau liquide de refroidissement, huile moteur, liquide de frein
  • Chaîne : tension correcte (2-3 cm de jeu), graissage récent (tous les 500 km en montagne)
  • Éclairage : ampoules fonctionnelles (phare, stop, clignotants), réglage hauteur faisceau

Kit de dépannage à emporter :

  • Chaîne de rechange rapide (attache rapide type DID ou RK)
  • Démonte-obus de valve, gonfleur CO2 ou mini-compresseur 12V
  • Jeu de clés Allen, tournevis plat et cruciforme, clé à pipe 10-13-17
  • Scotch américain, colliers Rilsan, fil de fer (réparations temporaires carénage ou bagages)
  • Numéros d’assistance moto (Europe Assistance, Mondial Assistance) enregistrés dans téléphone

Organisation hébergement et ravitaillement

Réservation hébergement :

  • Haute saison (juillet-août) : réserver 2-3 mois à l’avance, surtout à Valloire, Briançon, Barcelonnette (étapes prisées)
  • Préférer hôtels avec parking fermé ou garage moto sécurisé (vols opportunistes en station touristique)
  • Auberges motardes spécialisées : proposent local séchage équipement, outillage, conseils tracés (Maurienne, Queyras)

Carburant :

  • Autonomie mini 250 km recommandée (réservoir + bidon secours 5L ou réservoir auxiliaire)
  • Stations rares au-dessus de 1 500 m : faire le plein systématiquement à Bourg-Saint-Maurice, Modane, Briançon, Barcelonnette
  • Carte stations-service offline (Maps.me intègre les stations, OsmAnd aussi) évite panne sèche
  • Budget essence : 70-100 euros total selon cylindrée (trail 800 cm³ environ 6L/100, sportive 1000 cm³ environ 7L/100)

Alimentation et hydratation :

  • Poches à eau 2L dans sac à dos (hydratation sans s’arrêter, critique au-dessus de 2 000 m)
  • Barres énergétiques, fruits secs (coup de pompe fréquent après 3h de pilotage concentré)
  • Restaurants aux cols souvent fermés hors juillet-août, prévoir pique-nique de secours

Conseils sécurité et conduite en haute altitude

Adapter le pilotage en montagne :

  • Réduire vitesse de 20 % par rapport à la plaine : visibilité limitée dans virages en épingle, animaux (marmottes, chamois) traversent sans prévenir
  • Freiner avant le virage, jamais dedans : routes étroites (6-7 m de large) avec bas-côté inexistant
  • Respecter la file unique en descente : laisser remonter véhicules prioritaires (résidents, secours)
  • Distance de sécurité doublée : camionnettes et camping-cars lents bloquent visibilité

Gérer le froid physiologique :

  • Température ressentie à 45 km/h = température réelle – 10°C (20°C au sommet = ressenti 10°C)
  • Arrêt toutes les 90 minutes pour réchauffer mains et pieds, boire chaud (thermos café dans bagages)
  • Premiers signes d’hypothermie : frissons, maladresse des mains, ralentissement réflexes. Arrêt immédiat, ajout couche thermique.

Anticiper les dangers spécifiques :

  • Gravillons en sortie de virage (dégel printanier, camions gravillonnage)
  • Plaques d’huile moteur ou hydraulique (tracteurs agricoles, camions poubelles)
  • Verglas matinal avant 9h sur versants nord (juin et septembre), tester adhérence en ligne droite
  • Cyclistes en groupe : doubler uniquement en ligne droite avec 2 mètres d’écart latéral, klaxon préventif

Assurance et assistance :

  • Vérifier extension géographique assurance moto (certaines excluent hors-piste ou pistes non goudronnées)
  • Assistance 0 km incluse (dépannage même devant domicile) recommandée pour road trip
  • Carte européenne d’assurance maladie gratuite (CEAM) si détour Italie (Petit-Saint-Bernard)

Réussir votre traversée des Alpes françaises à moto

La route des grandes alpes moto demeure l’itinéraire de référence pour tout motard cherchant à allier pilotage technique, paysages grandioses et immersion alpine. Les 720 km officiels se parcourent en 4 jours pour les pressés, mais révèlent leur pleine richesse sur 6 à 8 jours avec temps de contempler, photographier et échanger avec les habitants des vallées.

La réussite repose sur trois piliers : préparation méticuleuse (mécanique, équipement, réservations), flexibilité météo (accepter de décaler ou contourner un col fermé), et humilité face à la montagne (adapter vitesse et ambition aux conditions réelles). Télécharger les traces GPX, consulter l’ouverture des cols 48h avant départ et emporter équipement grand froid même en plein été vous épargneront déconvenues et dangers.

L’effort consenti dans les montées se paie en panoramas inoubliables, en satisfaction d’avoir dompté les lacets de l’Izoard ou franchi les 2 764 m de l’Iseran, et en souvenirs gravés durablement. La route des grandes alpes moto n’est pas une course contre la montre mais un pèlerinage motorisé où chaque virage raconte l’histoire géologique et humaine des Alpes françaises.

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